samedi 27 juillet 2024

Le retour

 Samedi 27 juillet 2024

Culoz (Ain) -  les Rousses (Jura) - chez nous (Marne)

En voiture, on rentre.

8 heures avec la pause méridienne. 

23 degrés le matin et soleil,  14 degrés le soir et pluie.. 


Chez Raymond :


Rien d'extraordinaire au niveau confort mais tout dans le cœur, les paroles.  Cette étape fera également partie de nos riches souvenirs de ce chemin. 

Raymond est un personnage sincère.


Petit déjeuner plus que copieux : toute cette victuaille pour nous deux. Musique Simon and Garfunkel.

Avec une vaisselle qui fait plaisir 


Nous échangeons sur les œuvres d'art accrochées dans la salle du petit déjeuner,  peintures offertes par un ami qui vit maintenant à Londres.

Raymond nous offre les bières et tisanes de la veille. 

Un vrai gentil avec un vrai cœur dans la vraie vie.

Son commerce est à vendre. 


10h, heure du taxi. Recouvertes de notre bronzage randonneuses,  nous voyons arriver notre chauffeur en Volvo électrique rouge toit ouvrant,  tout confort. 

Nous remontons vers Les Rousses en repassant à certains endroits Bellegarde,  Lancrans,  Lélex,  effectués à pied.

Nostalgie.... autre regard.

Nous avions regardé, bus, train, compliqué et très long en durée. 

Pause déjeuner à Poligny :


Entrecôte sauce aux morilles pour Sandrine



Filet de truite sauce au vin jaune pour Pascale 

---------

Cette partie de la GTJ était technique et physique. 

Que nous l'avons appréciée !

Nous voulions prendre du recul sur notre quotidien,  sur nous-mêmes, sur nos attitudes,  nos habitudes. 

Nous retrouver seules ou presque dans cette nature enveloppante et accueillante a permis de respirer. 

Devenons- nous un peu égoïstes ?

Nous avons pensé et puis.... affiné vers le principal 

Vivre

Regarder

Admirer

Écouter 

Nous avons rencontré de belles personnes.

Merci à nos lecteurs qui ont aussi été source d'inspirations.

Ce blog permet également de revivre nos journées (avec un smartphone,  la rédaction et téléchargement des photos prenaient 2 h environ chaque soir).

Partager en s'écoutant n'est peut-être pas devenir égoïste finalement. 


CARPE DIEM





vendredi 26 juillet 2024

Jour 10 - vendredi 26 juillet 2024

 Dernière étape,  9 ème jour de marche.

Chalet d'Arvières - Culoz

22 km donc.... 185 km parcourus pendant ces 10 derniers jours.

Il s'agit de notre plus longue randonnée itinérante.  Notre plus belle.

30 480 pas.

28 degrés 

Départ à 1 200 m, puis 1 531 pour arriver à 250 mètres.

Dénivelé : - 1 300 mètres retiendrons nous ! 

Après avoir partagé notre petit déjeuner avec un couple qui termine la même portion du GTJ comme nous ce soir,  nous allons récupérer notre repas pour ce midi. 

Le chef cuisinier ajoute une bouteille d'eau,  Pascale précise que c'est inutile car nous prendrons l'eau du robinet.

AÏE : non ! C'est une eau de source non contrôlée,  non potable,  en fait, on ne sait pas 😬

Pascale en a bu 1 litre depuis la veille. Sa durée de vie est peut être raccourcie 🙄

No stress,  le chef en boit aussi et est toujours en vie. Ouf !

Alors, dès le départ, sac sur le dos, Pascale monte faire un crochet pour admirer  la source (en question) qui a donné envie à St Arthaud de construire la chartreuse au XII ème siècle.  Cette source a alimenté la chartreuse puis la maison forestière jusqu'au XIX ème siècle. Elle a ensuite été remise en service par des bénévoles suite à un éboulement.

L'eau est au fond du goufre, visible (en vrai).


Vivre en chartreuse impose un choix de vie très austère dans un dénuement complet au centre d'une authentique solitude protégée par de vastes forêts.
Au cœur du massif du Grand Colombier, à 1 200 m d'altitude,  la chartreuse d'Arvières est une illustration exemplaire de cette quête d'absolu de cette volonté de s'éloigner du monde pour se rapprocher du divin.

Où en sommes nous dans notre quête après ce passage dans ce magnifique endroit ?

Avant d'entreprendre notre ascension vers les cols, nous examinons un arbre remarquable daubrée : sapin pectiné.
Hauteur : 47 m
Circonférence : 4 m
Âge : 350 ans
Cet arbre a été classé en 1911.



Suivi scientifique en cours...alors que quelques minutes auparavant,  Pascale faisait remarquer l'abondance de cette plante dans le coin, mais qu'est-ce donc ?


Nous montons tranquillement et sûrement vers le col de Charbemènes 
(1 317 m).


Prudemment en raison des nombreuses pierres.


Chemin qui devient escarpé


Très très escarpé, ce sentier raide et soutenu !

C'est à dire que le sol est incliné à 45 degrés (environ) de gauche à droite (équilibre latéral à ajuster) et en pente pour monter donc l'attention est totale.
 
Aucune des deux n'a envie de rentrer seule.


Sorties de la forêt, ouahhh .
Nous debouchons au milieu des pâturages.

Sandrine grimpe, grimpe...


Et nous pouvons alors retrouver, en nous retournant, sur l'autre versant, la clairière que nous avions traversée la veille avant d'arriver à l'hébergement.



Nous nous dirigeons vers le sommet du Grand Colombier. 1 531 mètres.

Sur votre droite, la croix, au milieu un pylône électrique,  sur votre gauche en bas. le lac du Bourget.


Il faut longer les piquets 


Descendre un sentier, regarder devant au loin,  la croix


Ça va monter !!


Pascale (que vous ne voyez pas avec son sac et ses deux minions) est repassée devant et photographie Sandrine qui monte (ses Minions toujours accrochés à son sac que vous ne voyez pas).

Au loin, derrière Sandrine. le chemin que nous venons de descendre 


Puis, la table d'orientation placée sur ce Grand Colombier.


Selfie de nous comme on veut :


Nous sommes gâtées par cette vue méritée.  Une vue à  360 degrés.




Nous poursuivons (en descendant légèrement) vers le col du Grand Colombier si connu des cyclistes.


Alors, un peu de liberté,  il n'est pas midi, nous décidons de continuer à transporter notre sandwich et de nous offrir un panini 
Manger chaud le midi est apprécié 



Nous lisons attentivement les consignes, bonne ambiance toujours 


En reprenant le chemin,  nous échangeons avec un couple de cyclistes (sympa comme nous) puis clic clac..
 

13 h. Il va falloir attaquer cette descente dont tous les randonneurs de la GTJ parlent....

Le sentier est étroit et situé sur les crêtes. 
Notre sac doit épouser notre dos, le coller, ne pas nous faire basculer (on serait bien capable de le faire nous même)


Voyez par vous-même : de chaque côté le vide.


Bien assurer chaque pas pendant 2 kilomètres environ, restées concentrées et malgré tout, nous sommes si heureuses d'être là que nous pensons  à immortaliser ce passage


Bravo Sandrine, sûre d'elle. 


Lever les yeux 


Pascale (merci Sandrine de réussir à prendre des photos sur ce chemin très escarpé) 




7 km de lacets plus loin et 800 mètres d'altitude plus bas, la ville de Culoz apparaît.
Il reste 500 m de dénivelé négatif...


Pascale réussit enfin....à photographier un papillon (comme elle peut car depuis le temps qu'elle essaie)


 Et pendant ce temps là,  Sandrine, a son 183 ème kilomètre .... glisse, assez silencieusement d'ailleurs, dans la descente escarpée (le topoguide précisait que le sentier plongeait)

Photos prises le soir car au moment du choc,  Pascale lui a apporté les premiers soins (granules d'arnica et aussi éclat de rire pour dédramatiser la situation)


Noter l'aspect de son bâton :


Quelques heures se sont maintenant écoulées depuis cette chute et Pascale prut vous rassurer : Sandrine et ses hématomes vont bien.

Courageusement et aussi amusées nous avons continué notre route.
Un peu nostalgiques aussi d'arriver à 


Culoz, patrie d' Henri Dunant, fondateur de la Croix Rouge,  Christophe Lemaitre, sprinter de l'équipe de France d'athlétisme et aussi les frères Serpollet, précurseurs de l'automobile
(Leur Phaéton était une véritable voiture. Léon Serpollet parcourait la distance Paris-Lyon en dix jours)



Nous trouvons assez facilement le petit hôtel de Raymond qui nous reçoit simplement et très sincèrement. 


Nous serons dans une petite chambre (mais où sont les prises électriques ?, ah oui, bâtiment ancien).
Le repas sera nos sandwichs préparés ce matin au chalet d'Arvières.

Mais en tout cas, on adore ce tapis rouge qui mène à notre chambre de dernière étape :



Rafraichies, nos descendons en terrasse (c'est à dire sur le trottoir où règne une ambiance très conviviale) trinquer à la réussite de cette randonnée sportive.

Nous y avons trouvé de l'espace,  du calme, de la beauté dans les paysages,  dans les yeux des personnes rencontrées.


(Nous posterons un dernier article d'arrivée)

La grâce n'est pas réservée à Mozart, chacun peut y aspirer pour peu qu'il croie en lui-même et en sa propre musique intérieure.
Savoir regarder au-delà du chemin tout tracé.

Marc Vella - Eloge de la fausse note








jeudi 25 juillet 2024

Jour 9 - jeudi 25 juillet 2024

Le Petit Abergement- Chalet d'Arvières.

23 km.             36 700 pas

 8 h 30.          12 degrés le matin et 26 degrés l'après-midi. 
 Vent frais et souvent parfois chemin ombragé. 

Dénivelé : départ à 900 m puis 1 250 m et arrivée à 1 170 m.

Vue depuis notre table de petit déjeuner, studio situé au 2 ème étage : 


Départ à 8h30, balade dans le village du Petit Abergement qui met à l'honneur son athlète de saut à la perche : Thibaut Collet.

L'église :


Le monument aux morts :


Nous savons que nous devons remonter cette route de 5 km sans grand intérêt mais qui fait partie de notre périple. 


Et toujours se concentrer sur la beauté de ce qui nous entoure 


Vue sur le Grand Abergement à droite donc nous venons de 1,5km encore plus bas :


Et pourquoi pas.... on peut y mettre ce qu'on veut :


Arrivées à nouveau aux Plans d'Hotonnes et re pause comme hier mais sans la limonade.

Nous confirmons que monter le matin est moins difficile que descendre le soir.

Pascale en profite pour vérifier que tout fonctionne bien en faisant un footing de 400 m sans le sac, ça va, elle pourra poursuivre.

Petite lecture : 

L'école des Plans (1882 à 1960) :  son ouverture à suivi l'importante progression de la population montagnarde du 19 ème siècle en accompagnant l'essor de la production laitière et fromagère. 

Cette école a accueilli jusqu'à 90 enfants vers 1900.

Nous empruntons ensuite une portion du chemin des Maquis par le GRP Tour du Valromey qui nous permet de rejoindre le GTJ


Ce combe de la ferme Pré Carré où le maquis s'était installé :


Puis, un peu plus loin, une personne qui a su marquer le nom du lieu Golet de la côtière,  1 220 m, merci.


 Juste avant d'arriver à la ferme de Planvanel, noys apercevons le massif de la chaîne des Alpes.

 Encore bien mieux à vivre qu'à lire dans les guides touristiques. 

Nous sommes fascinées et décidons de faire la pause déjeuner au pied d'un arbre devant ce massif avant de le perdre de vue, caché par la forêt.


En reprenant le chemin,  nous traversons un paisible troupeau de chevaux 


Les chemins ne sont pas tous très praticables,  heureusement,  ce n'est pas celui que nous empruntons. 


Pascale y repère des empreintes.... éléphant ? Peut-être pas...


Le GTJ est par ici le même pour les randonneurs, les vététistes, les cavaliers. 



Soudainement, nous devons nous garer sur le bas côté du chemin car un énooooorme camion (conduit par Fredo) nous double.
Nous avons l'impression d'être au milieu de nulle part et pourtant, encore une présence :


Effectivement, nous arrivons au milieu des prairies, le foin est andené :


Nous retrouvons Fredo qui n'a pas perdu de temps,  incroyable cette précision avec cette grosse grue


Et toujours ce foin parfumé 


Pause séchage sac et chemise 
On en profite pour marcher, détendre bras et jambes, nous asseoir...


Le chemin peut être large...


Ou pas large....


Ou traversé 


 près de la Grange d'en Haut
 (1 250m)


L'histoire toujours...



Puis avant d'arriver près des ruines de la Grange d'en Bas 



..... Voici donc nos chaussures posées sur une barrière canadienne :


Voici un autre type de barrière anti passage animaux.  Les randonneurs passent, enfin... se glissent..dans la partie triangulaire. 

 Nous avons aussi de nombreux fils électriques à détacher grâce à une poignée et là oups Pascale à testé à deux reprises : une fois en posant le poignet donc...évidemment..tic....et l'autre fois,  sa montre à fait contact : tic tic. 


Bref... le chemin se poursuit paisiblement jusqu'au chalet d'Arvières, ancien site, ruines d'une chartreuse fondée en 1 132 par Saint Artaud et démolie en 1792 par la Convention.
Une maison forestière est construite en 1855 à l'emplacement de l'ancienne hostellerie et servira successivement de maison pour les gardes forestiers, d auberge de jeunesse, de site d'entraînement pour les chasseurs alpins, de refuge et de colonie jusqu'en 1986.



Un petit paradis pour nous. Difficile à réserver car il a ouvert fin mai 2024 et nous avions bien pensé dormir à la belle étoile.

Le Chef cuisine à base de cueillettes dans les bois ainsi qu'avec les plantes du jardin.


Nous plaçons une table au milieu du parc, sous le doux soleil et nous offrons une coupe de pétillant de Bugey aux
Marguerites des champs. 


Menu :

Soupe d orties (eh oui..) aux
pétales de fleurs de bleuet et fleurs de Perse.


Lasagnes de légumes 


Panna cotta aux fleurs de sureau avec son coulis de mûres (la couleur est donnée par un sirop de coquelicots)


Et devant nous, avec nous,  le soleil se couche :



La vie est comme on la fait.

Alphonse Allais 




































Le retour

  Samedi 27 juillet 2024 Culoz (Ain) -  les Rousses (Jura) - chez nous (Marne) En voiture, on rentre. 8 heures avec la pause méridienne.  23...