Refuge le Gralet - Bellegarde Valserine
29 km . 12 heures
degrés : ça dépend si brouillard ou soleil
Dénivelé : on a monté, on a descendu, plusieurs fois avant de descendre vraiment !
Altitude minimum : 330 m
Altitude maximum : 1 510 m
Bouteilles d'eau bouillie ou aseptisée, nous prenons nos sacs après avoir salué Édouard. Le campeur est déjà parti. Ouahhh.
Le Gralet dans le brouillard au départ à 8h45 :
Première partie du chemin dans la forêt.Ces pancartes nous accompagneront toute la journée :
Elles sont heureusement visibles de loin car le marquage du GR est presque absent.
Quiétude, oui tout de même, nous sommes enveloppées.
L'étape de la veille est restée dans nos corps, nos chevilles et genoux sont à nouveau fortement sollicités.
Nous croisons régulièrement ces bornes ; peut être une ancienne frontière ? Si un lecteur à la réponse, nous sommes preneuses.
Après 6 km de traversée boisée, nous entrons dans la clairière de la Poutouille.
Petite pause pour observer cet arbre :
Sandrine explique qu'il s'agit d'un escalier pour aider à grimper à l'arbre (il y a 8 trous). Pascale écoute et apprend.
Après cet échange scientifique nous reprenons le chemin.
Nouvel arrêt pour assurer la réserve d'eau près d'un refuge :
Nous poursuivons jusqu'à la cabane du Téléphone.
Mais qu'est-ce donc ?
Cette cabane a été construite lorsque ĺa ligne électrique a haute tension à été conçue pour relier l'usine de Chaney- Pogny au complexe industriel du Creusot.
Lorsque la Neige tombait en abondance, un employé s'abritait dans la cabane pour surveiller la ligne.
Si l'enneigement était menaçant, il alertait par téléphone les responsables de l'usine électrique. Le courant était coupé, les bénévoles montaient à skis pour déneiger la ligne à l'aide de cordes, perches, câbles.
Nous nous abritons pour déjeuner (13 h) car il pleut !
Chalet reconstruit par un menuisier local car l'original est tombé après 90 ans d'existence.
Ensuite, nous avons douté, le marquage est plus que presque absent.
Ajoutez la fatigue, le brouillard...et les filles avancent quand même.
La Pierre à fromage (1 510 m) passée, nous observons les vaches qui nous attendent au Crêt de la Goutte.
Loin là bas, là haut...
Et le soleil revient
Nous continuons toujours vers le sud.
A descendre.....
Nous croisons des goyas qui sont des marres artificielles creusées et étancheifiées par l'homme dans d'anciennes dolines.
Une vache peut boire jusqu'à 100 l d'eau par jour.
Hum hum...avec tout ça, nous arrivons au Sorgia d'en Haut.
Bellegarde...ah oui quand même !
3 h !
Sandrine s'installe près d'une ancienne maison de bergers (pas de photo) pour mettre sa genouillère sous son pantalon.
Pascale en profite pour aérer les chaussettes.
Bellegarde est à 3h de marche...il est 15 h30...moui...la ville semble bien loin
Surtout que la descente s'accélère. Pente à 20 % sur 1 km.
Pour arriver à : Métral, altitude 759 m (et ce n'est pas terminé).
Tous les chemins mènent où on veut aller :
Compostelle, GTJ, GR9
Pause à l'ombre à Lancrans. Il ne reste (ou il reste encore), c'est selon...4 km.
Pause a nouveau au cimetière pour remplir la gourde d'eau et arriver près de la Valserine.
On suit, on contourne, on traverse le Rhône, et hop, on sera arrivé.
MAIS
arrêté préfectoral d'avril 2024, on ne nous a rien dit ! : le barrage de Métral est fermé (ben plutôt cadenassé !) Pour risques d éboulements.
La cata.
Il est 20 h15.
Et c'est ainsi que nous reprenons des forces. Demi tour pour retrouver......le jeune sportif qui avait dormi sous sa tente au Gralet et effectue la traversée complète du GTJ.
Sa tente est déjà plantée, il va dîner. Le retrouver est comme une lumière qui nous permet de nous poser et réfléchir. La carte est étudiée, il faut remonter ....
Un grand coucou à Jéremie.
...
Elle a du être jolie...perchée sur un arbre à quelques mètres du logement qui nous attend.
Nous arrivons fières de notre parcours à 21h21 après avoir engrangé une magnifique atmosphère pendant ces 29 km.
Il reste 5 étages à monter, ce sera ascenseur pour Sandrine et escaliers pour Pascale.
Demain, repos.
Et si un jour, tu n'as plus la force d'avancer, regarde derrière toi. Tu as affronté tellement de choses dans le passé, ça sera du gâchis d'abandonner maintenant.
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