vendredi 26 juillet 2024

Jour 10 - vendredi 26 juillet 2024

 Dernière étape,  9 ème jour de marche.

Chalet d'Arvières - Culoz

22 km donc.... 185 km parcourus pendant ces 10 derniers jours.

Il s'agit de notre plus longue randonnée itinérante.  Notre plus belle.

30 480 pas.

28 degrés 

Départ à 1 200 m, puis 1 531 pour arriver à 250 mètres.

Dénivelé : - 1 300 mètres retiendrons nous ! 

Après avoir partagé notre petit déjeuner avec un couple qui termine la même portion du GTJ comme nous ce soir,  nous allons récupérer notre repas pour ce midi. 

Le chef cuisinier ajoute une bouteille d'eau,  Pascale précise que c'est inutile car nous prendrons l'eau du robinet.

AÏE : non ! C'est une eau de source non contrôlée,  non potable,  en fait, on ne sait pas 😬

Pascale en a bu 1 litre depuis la veille. Sa durée de vie est peut être raccourcie 🙄

No stress,  le chef en boit aussi et est toujours en vie. Ouf !

Alors, dès le départ, sac sur le dos, Pascale monte faire un crochet pour admirer  la source (en question) qui a donné envie à St Arthaud de construire la chartreuse au XII ème siècle.  Cette source a alimenté la chartreuse puis la maison forestière jusqu'au XIX ème siècle. Elle a ensuite été remise en service par des bénévoles suite à un éboulement.

L'eau est au fond du goufre, visible (en vrai).


Vivre en chartreuse impose un choix de vie très austère dans un dénuement complet au centre d'une authentique solitude protégée par de vastes forêts.
Au cœur du massif du Grand Colombier, à 1 200 m d'altitude,  la chartreuse d'Arvières est une illustration exemplaire de cette quête d'absolu de cette volonté de s'éloigner du monde pour se rapprocher du divin.

Où en sommes nous dans notre quête après ce passage dans ce magnifique endroit ?

Avant d'entreprendre notre ascension vers les cols, nous examinons un arbre remarquable daubrée : sapin pectiné.
Hauteur : 47 m
Circonférence : 4 m
Âge : 350 ans
Cet arbre a été classé en 1911.



Suivi scientifique en cours...alors que quelques minutes auparavant,  Pascale faisait remarquer l'abondance de cette plante dans le coin, mais qu'est-ce donc ?


Nous montons tranquillement et sûrement vers le col de Charbemènes 
(1 317 m).


Prudemment en raison des nombreuses pierres.


Chemin qui devient escarpé


Très très escarpé, ce sentier raide et soutenu !

C'est à dire que le sol est incliné à 45 degrés (environ) de gauche à droite (équilibre latéral à ajuster) et en pente pour monter donc l'attention est totale.
 
Aucune des deux n'a envie de rentrer seule.


Sorties de la forêt, ouahhh .
Nous debouchons au milieu des pâturages.

Sandrine grimpe, grimpe...


Et nous pouvons alors retrouver, en nous retournant, sur l'autre versant, la clairière que nous avions traversée la veille avant d'arriver à l'hébergement.



Nous nous dirigeons vers le sommet du Grand Colombier. 1 531 mètres.

Sur votre droite, la croix, au milieu un pylône électrique,  sur votre gauche en bas. le lac du Bourget.


Il faut longer les piquets 


Descendre un sentier, regarder devant au loin,  la croix


Ça va monter !!


Pascale (que vous ne voyez pas avec son sac et ses deux minions) est repassée devant et photographie Sandrine qui monte (ses Minions toujours accrochés à son sac que vous ne voyez pas).

Au loin, derrière Sandrine. le chemin que nous venons de descendre 


Puis, la table d'orientation placée sur ce Grand Colombier.


Selfie de nous comme on veut :


Nous sommes gâtées par cette vue méritée.  Une vue à  360 degrés.




Nous poursuivons (en descendant légèrement) vers le col du Grand Colombier si connu des cyclistes.


Alors, un peu de liberté,  il n'est pas midi, nous décidons de continuer à transporter notre sandwich et de nous offrir un panini 
Manger chaud le midi est apprécié 



Nous lisons attentivement les consignes, bonne ambiance toujours 


En reprenant le chemin,  nous échangeons avec un couple de cyclistes (sympa comme nous) puis clic clac..
 

13 h. Il va falloir attaquer cette descente dont tous les randonneurs de la GTJ parlent....

Le sentier est étroit et situé sur les crêtes. 
Notre sac doit épouser notre dos, le coller, ne pas nous faire basculer (on serait bien capable de le faire nous même)


Voyez par vous-même : de chaque côté le vide.


Bien assurer chaque pas pendant 2 kilomètres environ, restées concentrées et malgré tout, nous sommes si heureuses d'être là que nous pensons  à immortaliser ce passage


Bravo Sandrine, sûre d'elle. 


Lever les yeux 


Pascale (merci Sandrine de réussir à prendre des photos sur ce chemin très escarpé) 




7 km de lacets plus loin et 800 mètres d'altitude plus bas, la ville de Culoz apparaît.
Il reste 500 m de dénivelé négatif...


Pascale réussit enfin....à photographier un papillon (comme elle peut car depuis le temps qu'elle essaie)


 Et pendant ce temps là,  Sandrine, a son 183 ème kilomètre .... glisse, assez silencieusement d'ailleurs, dans la descente escarpée (le topoguide précisait que le sentier plongeait)

Photos prises le soir car au moment du choc,  Pascale lui a apporté les premiers soins (granules d'arnica et aussi éclat de rire pour dédramatiser la situation)


Noter l'aspect de son bâton :


Quelques heures se sont maintenant écoulées depuis cette chute et Pascale prut vous rassurer : Sandrine et ses hématomes vont bien.

Courageusement et aussi amusées nous avons continué notre route.
Un peu nostalgiques aussi d'arriver à 


Culoz, patrie d' Henri Dunant, fondateur de la Croix Rouge,  Christophe Lemaitre, sprinter de l'équipe de France d'athlétisme et aussi les frères Serpollet, précurseurs de l'automobile
(Leur Phaéton était une véritable voiture. Léon Serpollet parcourait la distance Paris-Lyon en dix jours)



Nous trouvons assez facilement le petit hôtel de Raymond qui nous reçoit simplement et très sincèrement. 


Nous serons dans une petite chambre (mais où sont les prises électriques ?, ah oui, bâtiment ancien).
Le repas sera nos sandwichs préparés ce matin au chalet d'Arvières.

Mais en tout cas, on adore ce tapis rouge qui mène à notre chambre de dernière étape :



Rafraichies, nos descendons en terrasse (c'est à dire sur le trottoir où règne une ambiance très conviviale) trinquer à la réussite de cette randonnée sportive.

Nous y avons trouvé de l'espace,  du calme, de la beauté dans les paysages,  dans les yeux des personnes rencontrées.


(Nous posterons un dernier article d'arrivée)

La grâce n'est pas réservée à Mozart, chacun peut y aspirer pour peu qu'il croie en lui-même et en sa propre musique intérieure.
Savoir regarder au-delà du chemin tout tracé.

Marc Vella - Eloge de la fausse note








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