mardi 23 juillet 2024

La Valserine

 Le site naturel des Perte de la Valserine. 

La rivière a creusé des gorges profondes dans la roche calcaire qui ressemblent  à d'impressionnantes marmites de géants.

Vue du pont naturel des Oules qui a été emprunté par les voyageurs depuis l'Antiquité jusqu'au XVII ème siècle.





La Valserine plus en amont du pont des Ouches.
Nous allons vers Bellegarde. 


La Valserine prend sa source sur la commune de Divonnes les Bains à 1 200 m d'altitude, traverse des zones humides, des forêts.
Elle conflue à Valserhone avec le Rhône.




La truite Fario règne en maître dans cette rivière.





Article de la Tribune publié en le 23 janvier 2023 :

L

L'histoire de l’industrie a débuté, à Arlod, dans les années 1870. 

Les deux premières usines de ce quartier furent les phosphates de calcium de la Bellegarde Limited Company et la scierie Pitrat. Elles étaient alimentées en énergie par le long câble venu de la centrale de la Jonction au confluent du Rhône et de la Valserine. 

Le développement décisif du quartier eut lieu lorsque Charles Bertolus racheta l’usine de phosphates de la compagnie anglaise en 1896. Cet ingénieur originaire de Saint-Etienne investit dans la ville pour y utiliser la toute nouvelle énergie hydroélectrique, désormais produite par la centrale de la Jonction qui venait d’être reconvertie. Il disposait ainsi de l’alimentation nécessaire à ses fours électriques pour y produire du carbure de calcium. Ce dernier était obtenu par la fusion de la chaux locale avec du coke (du charbon calciné) acheminé par le train. 

Il servait ensuite à produire de l’acétylène, utilisé ensuite comme source d’éclairage ou carburant. Bertolus était un pionnier dans ce secteur de la deuxième industrialisation. 

Son usine se développa rapidement. Dès 1899, il fit construire un nouveau bâtiment pour y accueillir des fours supplémentaires. L’entreprise put, dès lors, diversifier sa production vers les ferroalliages : fonte, ferrochrome, ferromolybdène, ferro-tungstène. Ce dernier fut utilisé pendant la Grande Guerre pour constituer le blindage des navires de la Marine nationale.

 Le site employait 60 ouvriers, lorsque son fondateur mourut, en 1908. Sa femme, puis son fils Marcel (1901-1984) assurèrent sa succession, dans un premier temps avec l’aide de M. Sigrist.

Le développement de l’usine et la diversification de la production de ferroalliages se poursuivirent pendant la croissance des Années Folles, dans les années 1920. D’autres vastes bâtiments furent construits sur le site, qui employait plus d’une centaine d’ouvriers avant le déclenchement de la crise des années 1930.





L'histoire industrielle de cette petite ville est très riche et mériterait que l'on s'y attarde.









Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Le retour

  Samedi 27 juillet 2024 Culoz (Ain) -  les Rousses (Jura) - chez nous (Marne) En voiture, on rentre. 8 heures avec la pause méridienne.  23...